« L’opéra des opéras », disait Wagner, tandis que Beethoven reprochait à Mozart d’avoir gâché son génie dans un sujet aussi scandaleux. Si le livret de Da Ponte est un modèle du genre, la musique est constamment touchée par la grâce.
Depuis sa création triomphale à Prague, Don Giovanni transporte tous les publics. « Viva la liberté », clame le héros. Que vaut sa parole à l’aune de MeToo ? Et si les frasques du libertin n’avaient pour seul but que déranger l’ordre établi et faire vaciller notre sens moral ?
Créée au Capitole de Toulouse l’année dernière, la production mise en scène par Agnès Jaoui se veut plus « dramma » que « giocoso ». La critique l’a trouvée « giusto ». La brillante distribution promet le meilleur. Avec notamment Cyrille Dubois en Don Ottavio, et Nicolas Courjal dans le rôle de l’odieux séducteur.
Para fãs de: Clássico.
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